mercredi 16 janvier 2008
JOURNAL DE MONTRÉAL: L'ACCOMMODEMENT DES COCUS
Dans le journal de Montréal d’aujourd’hui, en page 29, Joseph Facal parle des accommodements linguistiques et intitule son article « L’accommodement des cocus ».
Il nous dit que les Québécois ne sont pas fiers de leur langue et je dois avouer malheureusement qu’il a raison. Il y a quelques années, consciente de mal prononcer mes mots, je décide de prononcer mieux, de mieux parler tout court. Je trouve que les présentateurs de nouvelles parlent bien, prononcent bien et que c’est dont beau de les entendrent parler et ceci sans nécessairement parler à la française et sans avoir le bec en « trou de cul de poule » comme dirait l’autre. C’est beau de les entendrent et j’aimerais parler comme eux.
J’ai essayé, je n’ai pas tenu une seule journée.
Pourquoi? Parce que dès la première phrase j’ai fais rire de moi. Vous avez bien entendu. J’ai dû essuyer des commentaires du genre. « Qu’est ce qui arrive avec elle aujourd’hui? » ou encore « Pour qui qu’a se prend a matin? » « Tu té tu entendus parler? » avec de gros éclats de rire.
Pourtant ne croyez pas que je reste dans des quartiers défavorisés, ni que les gens que je fréquente soit des illettrés, loin de la. Il s’agit soit de membres de ma famille ou de collègues de travail. Pas étonnant devant une telle réaction que j’ais abandonné aussi rapidement. Comment bien parler dans de tel condition. Si moi, femme adulte, je n’ai pas tenu une seule journée. Comment demander à nos jeunes de bien s’exprime si dès la première parole ils font rire d’eux.
Le québécois est renommé pour ne pas être capable de dire deux mots sans sacré et si ce n’est pas le cas de tout le monde, c’est malheureusement le cas de plusieurs, d’où notre réputation. En effet comment pouvons nous être fier de parler comme ça et comment pouvons nous être fier de parler aussi mal.
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