vendredi 10 septembre 2010

TROP FLYÉ POUR TRAVAILLER?

Je voudrais vous parler ce matin d’un article paru dans la revue « L’actualité » du mois de septembre 2010.

TROP FLYÉ POUR TRAVAILLER?

Évidemment n’étant pas de cette génération j’avoue avoir de la difficulté avec l’aspect visuel de la nouvelle génération. Passez à la caisse de mon épicerie et y retrouver fièrement derrière sa caisse enregistreuse une jeune femme proprette dans son uniforme, mais muni d’un tatouage dans le cou qui dépasse le col de son chemisier, les cheveux cours et dressés sur la tête comme un porc épic, et le sourcil percé de quatre petites boules de métal, me met très mal à l’aise.

Je viens d’une génération où l’on se doit de bien refléter l’image de l’entreprise pour laquelle on travail. J’aurais de la misère à entrer dans le bureau d’un avocat pour retrouver celui-ci en jeans avec un T-shirt avec une inscription plus ou moins douteuse. Je ne sais pas pourquoi mais j’aurais bien de la difficulté à le prendre au sérieux.

Ce n’est pas pour rien que les couturiers se fendent en quatre pour créer des vêtements différents pour chaque occasion. On ne s’habille pas à Noël comme on s’habille pour aller travailler, on ne s’habille pas pour aller travailler comme on s’habille pour faire sa commande d’épicerie le samedi. Chaque occasion doit avoir sa tenue appropriée.

Il parait d’après cet article que l’on brime le droit de ces nouveaux travailleurs en voulant imposée un code vestimentaire spécifique dans certaines entreprises. Mais n’ont-ils pas d’orgueil ces nouveaux travailleurs? Comment pensent-ils à parvenir à être pris au sérieux s’ils continuent ainsi?

J’ai travaillé récemment dans un bureau de professionnels (que je ne nommerai pas). Je n’en revenais pas que le patron acceptent que ses employés soient aussi peu représentatifs de ce qu’il s’efforçait lui-même de refléter auprès de ses clients. Je regrette mais j’ai beaucoup de difficulté à prendre au sérieux une entreprise dont la secrétaire est en jeans, comme si elle revenait de promener son chien, et que les employés qui venaient à la réception rencontrer des représentants, s’y présentent en jeans et T-shirt, casquette sur la tête et sandale de plage aux pieds.

Non, mais où est-ce qu’on s’en va? Ca n’intéresse plus personne d’être pris pour quelqu’un de respectable? Certains travailleurs de cette nouvelle génération, me répondront sûrement « mais je suis respectable ». Le problème c’est que tu n’en a pas l’air mon jeune. Et bien que l’habit ne fasse pas le moine, il est moins difficile d’aller se confesser à une soutane qu’aux sans abris.

C’est mon opinion!

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